Il existe des événements qui réconcilient deux mondes que l’on oppose trop souvent : celui de la beauté et celui de l’utilité. La troisième édition de « 1 Picasso pour 100 euros » appartient à cette catégorie rare. D’un côté, une œuvre originale de Pablo Picasso, Tête de femme (1941), estimée à 1 million d’€. De l’autre, une cause qui touche au cœur même de ce que le temps emporte ou préserve : la lutte contre la maladie d’Alzheimer.

Le principe est d’une simplicité lumineuse : un billet à 100 €, une chance de devenir propriétaire d’un Picasso, et la certitude — pour tous — de contribuer au financement de la recherche scientifique.
Une œuvre de 1941 : le visage comme horloge intérieure
Au centre de cette édition, Tête de femme s’impose par sa justesse immédiate. Réalisée à la gouache sur papier, la feuille frappe par la netteté de ses aplats et la tension de ses lignes : tout y est décidé, sans lourdeur. La gouache, par nature, ne tolère ni hésitation ni bavure. Elle impose une vérité de geste, un présent à l’état pur.

Picasso ne peint pas seulement un visage : il peint une perception. Les plans se déplacent, les angles s’additionnent, l’expression se recompose. La figure n’est pas figée, elle est traversée. Et c’est précisément là que le temps entre en scène : non pas comme un décor, mais comme une matière. Le portrait devient une somme d’instants, un montage intérieur, une mémoire visuelle en mouvement.
L’œuvre est une gouache sur papier (38,9 x 25,4 cm), peinte en 1941. Sa reproduction est annoncée comme libre de droits à condition de faire figurer la mention : © Succession Picasso, Paris 2025.

« 1 Picasso pour 100 euros » : une mécanique limpide, une portée mondiale
L’opération est ouverte à l’international. À partir du 24 novembre 2025, un nombre limité de 120 000 billets est proposé à la vente, exclusivement en ligne sur le site officiel 1picasso100euros.com, au prix de 100 € chacun.
Le tirage au sort aura lieu le 14 avril 2026 à 18h, chez Christie’s à Paris (9 avenue Matignon, 75008), sous le contrôle d’un commissaire de justice. L’événement sera retransmis en direct. Il y aura un gagnant. Et tous les autres participants auront, eux aussi, “gagné” quelque chose de moins spectaculaire mais infiniment plus important : la possibilité d’accélérer la recherche.

L’œuvre mise en jeu est issue de la collection d’Opera Gallery, partenaire de l’opération, fondée par Gilles Dyan.
Pourquoi cette édition compte : soutenir la recherche contre Alzheimer
La Fondation Recherche Alzheimer, reconnue d’utilité publique, organise cette troisième édition afin de financer des programmes scientifiques innovants : mieux comprendre les mécanismes de la maladie, développer de nouvelles pistes thérapeutiques, et améliorer la qualité de vie des patients comme de leurs familles.

Les chiffres, eux, rappellent l’urgence : des millions de personnes sont concernées dans le monde, et la progression de la maladie place la recherche face à une course contre le temps. Dans ce contexte, l’initiative prend une résonance particulière : ici, le temps n’est pas seulement une thématique artistique — il devient un enjeu humain, vital.
Quand la provenance raconte aussi une histoire
Ce qui renforce la puissance symbolique de l’œuvre, c’est aussi la clarté de sa trajectoire : Tête de femme est issue de la succession de l’artiste et bénéficie de références établies dans la littérature spécialisée. Le parcours de l’œuvre est également jalonné par une vente publique à Londres (Sotheby’s, 8 décembre 1999, lot 170) et par des mentions d’exposition (Zurich, Galerie Art Focus, 2000). Cette dimension “documentaire” n’est jamais un supplément : elle inscrit l’œuvre dans une histoire vérifiable, et donne tout son poids à l’événement.

Une idée déjà éprouvée : l’art comme levier de solidarité
Imaginée par Péri Cochin, la loterie a déjà démontré sa capacité de mobilisation à l’échelle mondiale, avec plus de 10 millions d’€ levés au fil des éditions précédentes.
La première édition (2013) avait permis de récolter 5 millions d’€ au profit d’un projet de sauvegarde et de relance artisanale à Tyr (site classé à l’UNESCO). La deuxième édition (2019/2020) avait rassemblé des participants dans plus de 100 pays, au bénéfice de l’ONG CARE, avec un impact direct sur des programmes d’accès à l’eau et à l’hygiène dans des zones vulnérables.



À chaque fois, la même démonstration : une œuvre peut changer une vie — et, par ricochet, en protéger des milliers.
Informations pratiques
- Prix du billet : 100 €
- Vente : exclusivement sur 1picasso100euros.com (ouverture à partir du 24 novembre 2025)
- Nombre de billets : 120 000 maximum
- Tirage : 14 avril 2026, 18h, Christie’s Paris (9 avenue Matignon, 75008)
- Diffusion : en direct sur 1picasso100euros.com
L’art, le temps, et ce qui doit rester
Sur Artistes du Temps, la question n’est jamais seulement “que regarde-t-on ?”, mais “que fait le temps à ce que l’on aime ?”. Avec « 1 Picasso pour 100 euros », l’art ne se contente pas d’être contemplé : il devient un acte. Tête de femme n’est plus seulement une image — elle devient un passage, un lien, une énergie collective mise au service de la mémoire.










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